
Nous livrer à Trump plutôt que nous défendre
Face aux menaces tarifaires, Pierre Poilievre a-t-il la carrure pour diriger le Canada?
Écrit par Lola Tremblay
Publié le 29 janvier 2025
Imaginez une partie de hockey où l'équipe canadienne choisit de rester sur le banc pendant que l'adversaire lance des tirs à répétition. Ça ressemble pas mal à la posture de Pierre Poilievre face aux menaces de tarifs de 25 % de l'administration Trump sur les produits canadiens. Plutôt que de sortir de sa zone et protéger nos intérêts économiques, il semble préférer jouer à la politique partisane.
Un silence assourdissant
Pendant que les États-Unis affûtaient leurs armes commerciales, Poilievre a choisi de se retrancher derrière des slogans usés à la corde et des attaques contre les libéraux. Une réponse digne d’un premier ministre en devenir ? Pas vraiment. Plusieurs experts prévoyaient depuis longtemps une approche musclée de Trump envers le Canada. Pourtant, Poilievre semble avoir parié sur une entente cordiale qui n'a jamais vu le jour.
Des excuses plutôt que des solutions
Alors que des leaders provinciaux se mobilisent, Poilievre reste étrangement muet. Prenons Danielle Smith, première ministre de l'Alberta, qui souhaite que le futur premier ministre défende avec vigueur l'industrie pétrolière face aux pressions américaines, alors que le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, s'inquiète des répercussions sur l'industrie automobile et exige une stratégie commerciale ferme pour protéger les emplois manufacturiers.
Évidemment, quand vient le temps de parler tarifs et souveraineté économique, Poilievre préfère s'égarer dans un débat dépassé sur la taxe carbone et attaquer Mark Carney. Une distraction qui tombe à plat alors que les véritables enjeux sont ailleurs.
La peur de prendre position
Son refus obstiné de dire s'il soutiendrait des tarifs de représailles sur les exportations de pétrole envoie un signal clair : Poilievre préfère éviter les sujets qui fâchent. Contrairement à Stephen Harper, qui savait rappeler aux Américains l’importance de notre économie dans la leur, Poilievre semble vouloir jouer les spectateurs.
Un cadeau empoisonné pour le Canada
Certains observateurs craignent que cette inaction ne fragilise les producteurs canadiens, notamment ceux des secteurs du lait, des œufs et de la volaille, qui dépendent de la gestion de l’offre pour leur survie. Pendant ce temps, Elon Musk applaudit Poilievre. Mais est-ce vraiment le genre de soutien dont on a besoin pour protéger notre souveraineté économique ?
En avant, pas en arrière
Faire confiance à Trump pour respecter ses engagements commerciaux, c’est un peu comme attendre qu’un gardien de but chaotique arrête de faire des pirouettes devant son filet. Et pendant ce temps, Poilievre est sur le banc, en préférant critiquer la couleur des chandails plutôt que d’entrer sur la glace et protéger nos filets.
Face à cette double tempête de chaos et d'inaction, le Canada a besoin d'un capitaine qui sait patiner droit et jouer stratégiquement. Informez-vous sur les positions des autres partis. Parce qu’après tout, laisser ces deux joueurs déconnectés ménager notre avenir, c’est un ticket garanti pour la préhistoire.
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Connivence avec Trump
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